Développé avec Berta.me

  1. Réminiscences
    Dessiner c’est fixer sur le papier le souvenir, la trace mentale
    d’un espace, d’un vide, d’un lieu, d’un objet, d’une image,
    d’une douleur, d’un geste, d’une situation, d’un trajet, d’un horizon,
    d’une humeur, d’une tension etc. La défaillance, l’imperfection
    de la mémoire impose au dessin une synthèse, une économie qui
    laisse une grande part à l’interprétation. Le dessin suggère. Partir
    d’une ligne sans savoir où cela mènera. Le trait s’improvise,
    il devient espace, forme, surface, volume, réseau, structure.
    Le changement de cap est provoqué par la difficulté de se souvenir,
    par les idées qui vagabondent, par une distraction, par l’aspérité
    du papier, par la main adroite ou maladroite.
    Assemblages
    Différents assemblages permettent des relectures comme
    un vocabulaire avec lequel un langage est envisagé.
    Les dessins entrent en résonance. Mise en place d’un mode
    opératoire qui permet d’innombrables combinaisons
    formelles et variantes sémantiques. Un même dessin aura
    une place, une signification singulière en fonction
    de la séquence. Les dessins effectués sont matière à montage,
    ils deviennent un champs d’action et d’interprétation
    pour suggérer des directions et proposer des liens. Aujourd’hui
    une réserve de plusieurs centaines de dessins alimentent
    les ensembles.

    Giovanni Guarini
    1966 -
    Vit et travaille à Bruxelles. Développe aujourd’hui
    un travail axé sur le dessin.
    Enseigne le graphisme et anime
    un atelier pluridisciplinaire
    à l’école de recherche graphique
    (Erg) à Bruxelles.
    Contact
    giovanni.guarini@skynet.be

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    Reminiscences
    Drawing is a way of fixing memory on paper: the mental trace
    of a space, an emptiness, a place, an object, an image, pain,
    a gesture, a situation, a journey, a horizon, a tension… The failure
    and imperfection of the memory when reminiscing proceeds
    to a simplification and reduction in the drawing thus leaving
    room for different interpretations. The drawing speaks for itself;
    it starts from a point without knowing where it will end.
    The line improvises; it becomes a space, a form, a surface,
    a volume, a network, a structure. The change of direction is
    provoked by the difficulty to remember, by wandering
    thoughts, by a distraction, by the texture of the paper, by the
    skilful or clumsy hand.
    Assemblages
    Different “assemblages” allow for different interpretations
    like a vocabulary through which a language is considered.
    The drawings resonate which each other; installing a
    modus operandi which allows for uncountable combinations
    of forms and meanings. The same drawing will have a place
    and a particular meaning according to the sequence of
    assemblage. The drawings act as material to assemble,
    thus offering a greater scope for action and interpretation
    wich suggest new directions and links. Today these
    “assemblages” are fed by a collection of several hundreds
    of drawings.

    Giovanni Guarini 
    1966 - Lives and works in Brussels
    Contact
    giovanni.guarini@skynet.be